Le travail du rêve

« C’est la nuit qu’on peut se voir sous son vrai jour » dit la sagesse populaire. Et il est vrai que nos rêves peuvent en dire long sur nous-mêmes. Encore faut-il les comprendre.

Depuis la nuit des temps, les hommes ont essayé d’interpréter leurs rêves. Pendant longtemps ils ont cherché la clé des songes, un code univoque qui permettrait de traduire les symboles en messages intelligibles. Depuis Freud, et selon la jolie expression de Prévert, « on a mis la clé des songes sous le paillasson » ! Dans l’approche moderne du rêve, on pense en effet que la signification d’une image ou d’un scénario sera différente pour chaque individu. La découverte de cette signification doit donc faire l’objet d’un travail personnel. Aujourd’hui, on dispose de plusieurs méthodes pour aider les personnes intéressées par cette démarche.

Rappelons la technique psychanalytique de la libre association, qui reste toujours d’actualité. Citons également la place importante donnée au travail du rêve par la gestalt thérapie, qui envisage le rêve comme le reflet d’une situation inachevée, et aide l’individu à achever celle-ci par des techniques qui empruntent à l’existentialisme. Cette approche s’apparente par certains aspects à l’analyse jungienne du rêve. Relevons enfin les techniques ericksoniennes qui, par l’hypnose, permettent non seulement de comprendre les rêves, mais aussi de les modifier de l’intérieur. Ceci est tout particulièrement utile pour traiter les cauchemars est les flash-back post-traumatiques.