Les insomnies

Tout le monde connaît la réponse habituelle aux problèmes d’insomnie : des pilules pour dormir. Or, cette attitude a de très nombreux inconvénients. Citons pêle-mêle une perturbation de l’architecture du sommeil, laquelle occasionne des déficits de mémoire, un masquage des problèmes sous-jacents qui empêche leur résolution, le développement d’une dépendance et d’une tolérance qui maintient et amplifie même l’insomnie… Les somnifères sont en outre déconseillés chez l’enfant et la personne âgée.

En contrepoint, plusieurs traitements non médicamenteux ont été élaborés. Les insomnies sont très souvent auto-entretenues, la cause initiale ayant disparu. L’objectif thérapeutique consiste dès lors à transformer ce cercle vicieux en cercle « vertueux ». Pour ce faire, des techniques centrées sur le symptôme conviennent tout particulièrement. La thérapie brève de Palo Alto et l’hypnose ericksonienne donnent de très bons résultats. Il en va de même de techniques comportementales et cognitives spécialement adaptées aux problèmes d’insomnie.

La plupart des insomnies sont également liées à de l’anxiété. Ces insomnies répondent évidemment bien à la relaxation, à l’hypno-sédation et au bio-feedback. Notons qu’une interaction apparaît très fréquemment entre l’anxiété, l’insomnie et une hyperventilation chronique. L’application d’une technique très simple de rééducation respiratoire, à base de salves d’apnées volontaires, permet alors d’améliorer significativement à la fois l’insomnie et l’anxiété.

Ce sont enfin parfois des difficultés de vie qui empêchent une personne de dormir sur ses deux oreilles. Une psychothérapie dans le vrai sens du terme est alors ce qu’il y a de plus indiqué.